28 octobre 2008
Pas des ardoises vierges.
J'ai dessiné Laure en blanc sur noir, avec cette citation de son blog et ça m'a fait plus de bien que je ne l'aurais pensé.
Dessiner en blanc sur noir, c'est un peu prophétique. C'est voir la chose qui est dans l'ombre et l'éclairer piece by piece. C'est illuminer quelque chose, en apporter la preuve.
La preuve qu'on est pas des ardoises vierges. On est pas des femmes sans relief. Pas des filles grises.
Evidemment la qualité de la photo est pourrie, un jour j'aurai un scanner ...
Découvrez Paolo Nutini!
18 octobre 2008
It's a soulstorm, soulstorm on everywhere.
Emmitouflée dans un cache-cœur noir, qui me suit partout depuis plus d'un an, je me demande bêtement pourquoi on appelle ça un cache-cœur étant donné qu'on a déjà une poitrine pour ça, et que ce maudit pull inattachable ne cache même mes nibards. Je me demande aussi niaisement pourquoi on cherche toujours à cacher son coeur, mais comme je sens que ma tête approche les profondeurs de la facilité intellectuelle et du cliché sex and the city je préfère laisser de coté la réflexion sentimentale...
J'ai froid et je me dit que c'est de ma faute aussi, à force de vivre portée par le vent fallait bien que je m'enrhume un jour ou l'autre. Je me gèle donc les miches allégremment, et c'est le soulstorm inside pour changer.
J'ai beau écouter de la musique calme et douce, de la folk envolée, du Cocoon, de Constance Amiot et même les plus tendres et vulgaires sérénades de Julien Doré, rien n'y fait. Y'a cette machine dans mon ventre qui ronronne de plus en fort, qui réclame sa dose de remise au cause. Plus d'une semaine sans vouloir me nettoyer au karcher de l'intérieur, c'était trop.
"L'éducation toute entière se réduit à ces deux enseignements : apprendre à supporter l'injuste et apprendre à souffrir l'ennui." Ferdinando Galiani
C'est l'histoire de ma vie ça. Tantôt l'injustice qui m'est insupportable me jette dans la fosse aux lions, me fait ouvrir trop grand ma gueule, me fait fondre pour des gens inintéréssants mais intéréssés. Tantôt l'ennui tapisse ma vie, latent. Dès que la pression redescend il me menace, gronde, m'assaille. Le corollaire en est la paresse et surtout la fatigue.
Je suis fatiguée de devoir tromper l'ennui par le changement. Je suis épuisée de la tempête dans ma tête, de l'inépuisable insatifaction que je ressens depuis aussi longtemps qu'on puisse la supporter. Je ne connais pas la sérénité et je ne sais pas si je la connaitrai un jour.
Savoir d'où elle venait, ou plutot pourquoi elle venait n'a rien changé. Je veux toujours tout changer tout le temps, et la satisfaction est chez moi toujours éphémère. Le calme est une illusion.
Pourtant ce soir j'ai voulu y croire encore, à ce mythe de la fille fragile qui boit du thé en écrivant sur son PC et en dégustant du gâteau au chocolat. J'ai voulu croire que je pouvais traîner un jour en culotte et dans une chemise de mec négligamment ouverte, que ça existait une fille belle qui fumait.
C'est juste pas moi et pas ma vie.
Pas cette fille.
Découvrez Cocoon!
16 octobre 2008
Back soon
Je reviens vous raconter mes aventures d'étudiante désœuvrée dès que j'arrive à réfléchir plus de trois minutes sans risquer l'embolie cérébrale. Je crois que c'est la semaine avant le Ketchup Monster (comme dit Angel) par conséquent :
- J'ai un encéphalogramme aussi plat que celui d'un batracien
- J'ai qu'une envie : MANGER DES TRUCS QUI ONT DU GOUT. Bah ouais, pour l'instant tout ce que je mange c'est du carton. So charming le déménagement dans ta bouche à toi.
- Je suis épuisée comme si j'avais 80 ans et que j'avais été fantassin au XX° siècle. Toute rouillée la mémé, sauf que moi je fais pas de la tecktonik dans une pub pour du jambon ou que sais je.
- Je suis évidemment à peu près aussi aimable et détendue qu'un pitbull affamée qui n'a pas dormi depuis trois jours. Top glam la bave au lèvre et le regard bovin.
Je vous laisse donc en attendant d'avoir retrouvé face humaine, avec cette photo prise avec mon phone (d'où cette qualité douteuse) d'un gribouillis fait par quelqu'un que je sais pas qui c'est mais qu'il est doué non ?
Et la chanson de Julien Doré aussi, qui doit être la seule chose douce et sereine dans ma vie en ce moment !
Découvrez Julien Doré!
11 octobre 2008
Quitte à t'aimer...*
Garance Doré moi je l'aime bien. Déjà elle dessine trop bien que ça t'énerve, toi qui gribouille comme une merde les silhouettes qui te font envie de temps en temps et que tu ne PORTERAS jamais parce que sans dec' le jean neige c'est NO WAY. Même si Karl l'a dit ou je ne sais quel autre frappadingue avec oune accent é oune façon dé parler avec lé mains.
Bon bref elle est talentueuse, trop fasheun hype sarace, j'adore son rapport à la mode et surtout surtout quand elle parle beauty moi ça me fait tilt.
La donzelle dit que la beauté, c'est un mythe qu'on se crée soi-même.
Et moi tu vois j'y crois dur comme fer, à sa sagessitude philosophique.
Plus sérieusement, parfois on lit des choses qu'on croit pas si pertinentes que ça, comme si on ne s'y reconnaissait pas. Et puis par un genre mécanisme inexpliqué, le petit truc qui nous sert de cerveau enregistre l'info et turbine un max sans qu'on s'en rende compte. Et la magie opère et on change sans en avoir l'air.
On se retrouve à construire son propre mythe. À vouloir gagner en cohérence, à ne plus trop se poser de questions aussi. Juste, on apprend à se connaitre un peu, à se dire que le jean neige c'est peut être inenvisageable mais que bon, ce truc-là c'est pas mal quand même.
Et puis les gens vous disent des trucs trop gentils, et parfois même une copine un peu émechée vous drague franchement. Et le monsieur derrière confirme.
Garance, elle dit aussi que la beauté c'est un déséquilibre et je trouve cette idée très belle justement. J'ai vu des filles avec des trucs magnétiques, une odeur, une mèche de cheveux, un poignet. J'ai vu des garçons sublimes, fragiles, aériens. J'ai vu tout un bar se retourner sur une amie que n'importe qui d'autre qualifierai de "normale". J'en ai vu une autre ensorceler un mec en quelques secondes, avec un regard appuyé et juste.
Si je peux me permettre, je vais ajouter une chose. La beauté, c'est aussi une certaine forme de sincerité. Envers soi-même et envers les autres. Un cohérence avec ce qu'on est, avec son essence. Avec ce qu'on sait être au fond de soi.
Sur ce j'arrête les envolées lyriques hein Lor, on sait que c'est MAL la compliquite. Ca ressemble à collique et ça fait vachement penser à une diarrhée verbale.
* chanson de Hocus Pocus que si vous connaissez pas vous filez toudisuite ici pour vous ravir les écoutilles de ce génie. Et pis fétou.
** la pix of couuuurse elle est de Garance Doré, cet article c'est limite une déclaration d'amour à sa personne keumême. La madame dessus, c'est Siv Tone, et c'est l'exemple parfait de cet article. Elle me fascine. Elle est sublime et je ne veux surtout pas savoir pourquoi.
06 octobre 2008
Celle qui n'aimait pas les fraises.
Je crois que je me rappellerai toute ma vie de ce prof d'Histoire en terminale. Celui qui se définissait comme "un ilot de résistance aux flots capitalistes" avait fichtrement raison. Il prophétisait comme un illuminé :
-" Nous allons au-devant de temps très sombres, très sombres, vous vous rappellerez du Père Dumas quand toute l'économie s'effondrera ! Vous vous souviendrez de ce qu'il avait dit le Père Dumas ! C'est à cause des financiers tout ça, ça va péter."
Il gesticulait, nous imitait Staline, mimait le poids du capitalisme sur les frêles épaules de l'ouvrier.
Bref, j'ai jamais eu d'aussi bonnes notes en Histoire et il n'y était pas pour rien. J'aimerais bien voir la gueule de sa classe cette année quand ça va causer mondialisation. Miam.
*ManOu saute du coq à l'Ane, fait un détour par la ferme et revient à la case départ. Finland : Two points*
J'ai enfin fait une vraie vogue et je suis enfin montée dans de vrais manèges qui vont vite et qui font peur. Ma foi j'ai survécu, mais je ne garantis pas que mon voisin ait conservé la même audition vu ma capacité pulmonaire en haute altitude. Évidemment les auto tamponneuses c'est toujours la même saloperie qui fait que le guidon te rentre TOUJOURS dans les genoux et que j'ai même réussi à placer ma main entre ce maudit guidon et mon genou. Donc j'ai des bleus très gracieux sur les paluches, c'est trop top glamour sa vibes on de flex.
Bon, on ne précisera pas qu'il m'a fallu près d'une journée entière de sommeil pour me remettre de mes émotions (non non, je n'exagère pas, une journée entière de dodo sans le faire exprès en plus, j'avais des trucs à faire en vrai !).
Conséquence directe de cette overdose de sommeil : ce matin réveil à 5h41, ça fait un peu tôt même quand on commence à huit heures. Je fais des cauchemars avec des gros pitt-bull noirs mal muselés, et dans lesquels je m'engueule avec des gens violemment (c'est freudien ça non, ça se trouve y'a un Chucky en dedans de moi ?). J'ai le sommeil un peu précaire et ça me donne paradoxalement l'impression de vivre dans un rêve éveillé. Toute déphasée, c'est génial on dirait Alizée sous crack. Waaawwww il est beau le monsieuuuur, waaaw j'ai pas oublié un truc ? ah si, faut que je mette un pantalon, oukilédoncekon ?
Vous m'excuserez donc du peu d'écrivage en ce lieu d'egocentrisme aigü, j'ai du mal à me concentrer même quand c'est pour parler de moué alors je préfère mouler ma tite gaufre.
Ps : Je sais mon titre est totally HS mais je savais pas quoi dire alors je me suis dit que la vérité c'était bien pour commencer.
J'aime pas les fraises, c'est tout. Le pire c'est les chewing gum strawberry-like, pouah.
EDIT : Décidément ... Je viens d'apprendre que Matthieu Côte nous a quitté il y'a quelques jours. Son "Étudiante en lettre" m'avait fait rire et accompagné tout l'hiver dernier. "Tu as vingt ans" m'avait particulièrement touchée. Ses chansons incisives et tendres resteront dans ma mémoire, et je vous encourage vivement à aller sur sa page myspace. Il est probablement au pays des vaches qui volent avec Bukowski à l'heure qu'il est. Une pensée à ses proches...

