07 février 2009
Soutenez le planning familial.
Un petit mot avant de diffuser ici le message d'alerte du Planning familial. Les enseignants chercheurs, ainsi que beaucoup d'étudiants, sont également en train de se mobiliser à grande échelle contre la Loi LRU et la réforme du statut des enseignants chercheurs, qui précariseront la situation des étudiants, et feront de l'enseignement une sanction pour ceux, considérés arbitrairement par le Doyen de l'université, parfois profane en la matière jugée, comme de mauvais chercheurs. Vous ne voyez pas le rapport ? Et pourtant il y en a un. Toutes ces réformes de l'enseignement, des droits sociaux... ne sont que la partie visible d'un grand iceberg. Celui de la privatisation à outrance, du libéralisme à la Sarkozy, en rupture totale avec la tradition française de dialogue entre les partenaires sociaux, de la recherche avouée de la "rentabilité" de l'Etat (rentabilité pour qui ?). C'est un nouvel Etat français qui se dessine, une nouvelle politique contre laquelle je me dois de lutter, à mon échelle. En précisant que même les juristes, c'est à dire les professeurs d'université qui font partie de la frange la plus conservatrice, se sont mobilisés ces dernières semaines. C'est vous dire si ce projet fait l'unanimité contre lui, au sein de ce qui est l'élite intellectuelle du pays.
Concernant le planning familial, je fais ici un simple copier coller de cette page, où vous pouvez signer une pétition et recueillir de plus amples informations.
En diminuant de 42 % dans
la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial,
l’Etat programme à très court terme la suppression totale
des actions d’information, d’éducation et de prévention
dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner
les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information
et la prévention concernant la contraception, la fécondité,
la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation
des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à
la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les
pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre
lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.
L’Etat doit assurer sa
responsabilité nationale pour l’information, l’éducation
à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous
conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet
73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits
sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial,
signez la pétition.
