26 avril 2009
Baby sitting, caca et crise de nerfs. VDM.
Mes amis, aujourd'hui je vais vous parler d'une occupation qui, par définition m'occupe assez régulièrement, me procure joies et peines, douceurs et douleurs mais aussi 5 euros de l'heure puisqu'il s'agit TA DAAAAAH : du baby sitting.
Étant une étudiante toujours domiciliée chez Mutti et Vatti, ne disposant que de peu de temps à consacrer à autre chose qu'au code civil, le gardiennage de mioches pendant que Papa Maman s'envoient en l'air dans un hotel ou vont au théatre ou à un concours de scrabble, est une activité assez rentable.
Mais ça réclame, comment dire... du doigté, de l'expérience, du self contrôle et quelques sacrifices.
Pour commencer : une petit typologie de la famille en demande de baby sitter.
Déjà il faut savoir que je ne fais que très peu de baby sitting spontanément. C'est à dire que à part les collègues de mon paternel, tous mes clients me proviennent de ceux que ma coupine Emilie ne daigne pas prendre et me refile (genre je sais pas, elle doit partir camper dans le Vercors pour une retraite spirtuelle en vue de maîtriser l'histoire des Balkans, et ben PAF tous ses clients chéris sont pour bibi). Je suis comme une doublure d'acteur, une cascadeuse de la périscolaire. Et mes amis, qui dit cascades, dit danger. Grand danger.
Revenons à nos moutons : le premier type de famille est typiquement : LE COUPLE DE DIVORCES super amers genre ça c'est mal passé et je t'en veux toujours. Quand c'est comme ça, on garde les enfants, que nous appelerons, fortuitement, A. et D. agés respectivement de 6 et 8 ans soit au domicile du père, soit de la mère.
Domicile du père : quand on rentre, on se dit ahaha, le divorce est récent il est pas encore tout à fait installé. Il a quand même pris le temps d'acheter une grosse télé reliée à l'ordi. Grosse cage avec deux cobayes, qui font des bruits de pigeons et manquent de faire une crise cardiaque dès qu'on fait cuire un steak. Parlons bouffe mes amis. la bouffe chez les gens, en particulier le contenu de leurs placard et frigo est pour moi une source inépuisable d'intérêt. Chez le fazer donc, des sauces chinoises épicées périmées, trois flambys qui se battent entre eux genre "merde les gosses sont chez moi cette semaine j'avais zappé bon bah alez va pour des flambys". Frigo assez vide en fait. Pas mal de pâtes et de riz (on est chez un mec quand même...). Ah, du thé. Enfin DES thés et tisanes. Monsieur les collectionne, et pas du vieux thé qui vient en masse de je ne sais quel pays du tiers monde, blindé de pesticides et donc la production nécessite l'exploitation d'enfants dénutris. Que nenni. Du thé bio, cher, toussa. Y'a une nana dans cette maison moi je vous le dis. En effet, le father a une nouvelle coupine...
La nouvelle coupine : plutôt marrante. Genre la trentaine, une tête a bosser dans la pub, ou à être graphiste. Enfin bon, sympa la nana. Un soir, c'est mon anniversaire le lendemain, elle me dit "ah tu es de la Saint P****". Son nouveau mec étonné "comment tu sais quel saint c'est ?" "Bah tu sais, M. était du 18 aussi". Regars gênés. Son mari est mort il y a deux ans pendant qu'elle attendait le petit que j'ai gardé tout à l'heure avec A et D. Youpi, met les pieds dans le plat Manou !
Le gosse de la nouvelle coupine : "Dis ManOu, pourquoi t'as un gros ventre ?". Et Manou de les coucher, et de manger ses dragibus pour se venger... No comment.
Domicile de la mère : changement de décor. appartement cosy, sur trois étages (!!!) dans un quartier résidentiel mais craignos (là où j'habite aussi d'ailleurs) où se cotoient immeubles chics middle class et squats. Frigo rempli de légumes bios, de confitures Bonne maman, grandes marques... Déco rigolote et colorée, sans chichi. La mère est jeune aussi, plutôt sympa. Pas de télé.
Les petits monstres : j'ai fait une erreur une fois. Je les ai laissé manger pendant une heure. UNE HEURE, pour mes lectrices nullipares, sachez qu'avec deux enfants à table c'est LONG. Beaucoup trop long. Et qu'ils en profitent pour faire n'importe quoi (genre vider des coquilles de noix et faire des bateaux avec, en tentant de coller des cure dents dedans avec de la farine et de l'eau en guise de colle, manger une danette avec les doigts...). Evidemment la petite fait cacamou et bibi se charge de la nettoyer... A ce moment là, on se dit : je n'aurais JAMAIS d'enfants. En tout cas pas en bas âge. JAMAIS.
Enfin, on se dit ça jusqu'à ce que la super coupine vous refile un baby sitting dans une autre famille, et que l'on découvre ce que l'on croit être des anges : la famille Pampers.
A suivre...
Pix : Margaux Motin
19 avril 2009
The fear inside.
Oui je sais les zamis cela fait fort longtemps que j'ai pas montré un bout de gras de fesse ici.
En même temps j'avais des excuses : regarder les deux saisons de Breaking Bad (qui est genre la meilleure série ALL TIME depuis Skins et HIMYM c'est dire que je la place dans mon top 5*); tenter de m'assurer un avenir décent dans une université pillée quotidiennement par des abrutis inconséquents et incapables de penser des modes d'actions autres que le blocage (peut être qui ne le veulent pas d'ailleurs...), me disputer avec les sus nommés abrutis pendant des heures, tenter de suivre quand même le rythme du programme (on y crois), préparer des concours, éviter de me casser la gueule dans tous les escaliers possibles et inimaginables, lutter contre l'assèchement de moi causé par la damned Roaccutane qui fait ressembler ma face au désert de Gobi au mois d'Aout et ma bouche ... bah à celle d'une momie sous crack; organiser une pseudo cohabitation avec ma lil sista qui tape l'incruste (mais je l'aime en vrai, j'arrive pas à dormir quand elle est pas là, bouhou) et à lui faire comprendre que NON laisser trainer toulottes et pansements ensanglantés de sa dernière chute en roller n'est pas ACCEPTABLE, que nenni, no WAY baby girl ; le tout avec glamour et parfaite maitrise de moi même alors que je suis en fin de plaquette... Comment dire ? Je suis au bord de sentir le toast grillé.
A part ça, je viens de fêter mes dix neuf ans dans la joie et la bonne humeur (c'est à dire dans un resto oukil font un couscous qui déchire tout et un ti rosé-gris tunisien MIAM), et aussi je rêve d'avoir un chiahuahua que j'appelerai Marie Antoinette (mais qu'est ce qui sort de cet esprit malade ?).
J'ai compris que visiblement deux trois personnes de mon entourage ne méritaient vraiment pas que je me casse la nénette. Visiblement, en grandissant, on renonce à la diplomatie et on dit juste Non. Je vais célébrer le jour de ma divine naissance au monde avec les Vraies et advienne que pourra. J'envisage une orgie de Chardonnay et de gatal.
Diantre. C'était vraiment pas une note harmonieuse et rédigée dans une langage compréhensible. J'suis pas près d'être une blogueuz influente moi jvous l'dis mes loulous. En même temps on s'en bat l'oeuf comme une omelette de la mère Michel, Nein ?
Sur ces entrecôtes, je vous laisse. Mes couilles, prenez soin de vous et de la famiglia, buvez un verre d'eau chaude avec du citron le matin comme ça à défaut d'avoir un beau teint (comme nous le promettent toutes les stars anorexiques photoshoppées du Elle depuis environ 1997) vous aurez un ulcère et vous profiterez un peu de notre système de santé qui se barre en eau de boudin pendant que Sar-Coco se barre au Mexique.
Amour, paix et macarons à la framboise sur vous !
* En bonus c'est le père de Malcolm qui joue le rôle principal, celui d'un père de famille qui va se mettre à cuisiner des amphets pour assurer les revenus de sa famille après sa mort, un genre de Weeds en bien moins edulcoré
