Inépties narrées d'une nana barrée ...

Si j'avais des *testicules*, 30 ans et un job de webdesigner, je dirais tout ce que je pense dans un blog hyper hype. Mais j'ai 19 ans et je suis étudiante. Alors j'écris rien que des inépties. Bienvenue chez Manou.

24 juillet 2009

If there's any justice in the world...

Je viens répandre la bonne nouvelle.
Non je ne me suis pas convertie au catholicisme ou à toute autre forme de religiosité, mais j'ai tout simplement une bonne nouvelle.
De celle qui vous fait chouiner un peu, sourire beaucoup, boire 3 margaritas (à défaut de champagne) et appeler tous vos amis (version 2009 : fanfaronner sur FB).

J'ai réussi.
J'ai eu ce putain de concours samère et je suis donc admise en 1ère année à l'IEP de Lyon. Youhou tralala tsoin tsoin tagada tralalalère.

Donc je suis super jouasse, je réalise pas vraiment mais je savoure quand même. Après un an de travail acharné et de déprime pas-sagère, c'est comme une grande bouffée d'air frais.

Plus que jamais, ça chémar sur la pendule de l'acharnée.

J'ai donné pour mission à Laure et mes parents de me tarter quand je commencerai à parler en concepts sociologiques abstraits plutôt qu'avec mes tripes. On sait jamais.

Cherry on ze top of this old-school cake : j'ai choisi un DU grâce auquel je vais apprendre l'arabe en LV2 (byebye l'italien qui sert à rien "mais-pourquoi-mes-parents-sont-des-êtres-compréhensifs-qui-m'ont-laissé-faire-ce-choix-stupide-en-5° => qui prend une bonne décision en 5° ?" ).

Bientôt je comprendrais les paroles de cette chanson donc :

J'te laisse ma biche, je pars tant que je passe encore la porte avec ma grosse tête et mes grosses cheville.

Ciao !

Posté par man0u_man0u à 15:10 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


21 juillet 2009

Three words, eight letters.

kate_winslet_the_reader_3___CopieAvec Axelle, comme il fait très chaud en ce moment et que nous sommes les heureuses détentrices de la carte ugc, on s'est dit : plutôt que d'aller suer sang et eau pour perdre 300 grammes, allons nourrir notre intellect et nous aérer discrètement les aisselles au cinéma.
Alors ça pour être refroidies, on a été refroidies. Congelées les meufs, devant l'Age de glace en plus ça aide pas à visualiser la plage et les cocotiers, j't'assure. J'ignore comment ils règlent leur clim au ciné cité, mais en tout cas en 3 secondes on avait le bout des miches prêts pour un aller retour chez Piriet et Thicard.

Je ne ferai jamais critique de cinéma, je suis trop bon public. Me disais-je après l'Age de glace, pendant lequel j'ai rigolé comme une baleine une gosse. D'ailleurs y'en avait. Des gosses pas des baleines. Tout plein, une vraie brochettes de blondinets zé blondinettes en culottes courtes prêt à voir un bon film/terroriser la pauvre meuf qui s'est dit il y a - mois : "Et si je passais mon Bafa, c'est chouette les gosses et ca sera bien payé".

Ouais.

M'est avis que 3 touffes de cheveux en moins et 2 crises d'angoisses plus tard, l'apprentie Super nanny va se raviser vu qu'ils étaient 2 anim' pour 14 gosses.

Langue de biatch vous dites ?

Bon à part ça, c'est l'été, c'est la sieste au parc, les salades de penne, les gros bouquins qu'on croit qu'on va en profiter pour lire de la littérature russe mais euh en fait on a 4 épisodes de Gossip Girl en retard.

J'vous laisse,

[xoxo]


[Rho alleeeeeez ca va ouvre tes chakras]



[You know you love me]











[Ou pas]/

Posté par man0u_man0u à 21:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2009

Once I wanted to be the greatest.

a_la_porte_du_garage__by_moumine

J'adore la nuit. Je la préfère au jour, à cause du silence. J'ai l'impression que l'esprit s'élève un peu dans le silence, comme si la journée on était amarré au sol, trop lourds. La nuit, j'ai l'impression d'y voir clair, d'être lucide.
La nuit aussi, j'ai l'impression que je reçois plus. J'écoute les gens (qui sont peu nombreux, vu qu'ils dorment), la musique me touche comme jamais, les livres me tiennent éveillée. L'été, la nuit est courte et, franchement, c'est con parce que c'est le seul moment de l'année où je peux l'apprécier.

Enfin tout ça pour dire, qu'hier soir à 3h du matin, en tunique rose informe devant mon PC, le cerveau en ebullition et bizarrement sereine j'ai cherché un sujet de billet pour aujourd'hui (non parce que faut pas rêver, mon banquier, j'ai décidé de pas en parler il m'énerve trop et il était presque pas drôle).

Souvent la nuit, j'écoute Cat Power, ça va bien ensemble. Je suis tombée sur cette vidéo, de cette chanson trop utilisée pour tout et rien :

Le truc avec l'été, c'est qu'il vient après le printemps. Après la fin des échéances, des examens, des angoisses qui bouffent le ventre, après la fin de ce qui compte trop. L'été, j'adore la nuit, mais le silence, l'esprit qui s'élève, ça ne rend pas vraiment heureux, non pas vraiment. Prendre conscience de la solitude, irremédiable, de sa finitude. Penser aux claques qu'on va se prendre encore, au long chemin qui nous attend et qui semble s'étirer sans fin. A tout ce qu'on devra surmonter pour se relever encore et se battre encore, et souffrir encore. Je me dis souvent que je suis une vieille conne avant l'âge.
Je ne suis pas très à l'aise avec ce déballage de tripes, j'ai jamais voulu faire de ce blog un "journal intime public" comme ils disent.

Y'a juste des jours sans. Quand c'est comme ça, on écoute Cat Power, et on va se coucher, en attendant demain.

Pix

Posté par man0u_man0u à 17:48 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juillet 2009

La vraie question est : est ce que [le dodo] est plus moche que Judas ?

a_mental_illness____by_Skyler_Flamemaster77

Bon, il faut que je te raconte ami lecteur, pourquoi je me suis tapé un fou rire et un gros coup de flippe dans un espace de temps très raccourci, tout ça à cause de mon rythme de vie s'approchant de celui de la limace et du vilain Oueb qui regorge d'informations flippantes. Si tu me crois pas, tape "verrues génitales" sur google images, tu ne seras plus jamais le même ( je remercie chaleureusement mon ami François de m'avoir fait vivre ça, après two girls one cup  et two guys one horse, je pense que j'ai une idée assez précise du dark side du genre humain).

Bref, comme je te disais, en ce moment j'ai le rythme de vie d'un poulpe en hibernation qui aurait gobé trop de xanax. Genre mou de la tentacule le poulpe, et qui passerait beaucoup de temps enfermé dans sa grotte sous marine, à mater des épisodes de Damages jusqu'à 4h du mat ou à lire Harry Potter en anglais (geek un jour...).

Donc conclusion, je suis toute déphasée et je fais que pioncer toute la journée. Mon pic d'éveil se situant à peu près entre 1h30 et 4h du matin.

A ce stage, tu te dis ami lecteur que je suis rien qu'une grosse feignasse qui a rien à dire sur son blog et qui raconte des trucs pas trépidants du tout pour se complaire dans l'autosatisfaction de dire "je tiens un blog".

Là ou j'ai bien rigolé, c'est quand ma mère, qui est du genre inquiète "mange ma fille" m'a mis sous le nez de la documentation sur l'hypersomnie.

Muahahaha. Le nom est plaisant, la définition aussi. Ça ne correspond pas vraiment à mon cas mais c'est cool de se dire que toute cette non-débauche d'énergie est liée à un malade (sépamafote).

J'ai moins rigolé quand j'ai su par exemple que la clinophilie (le fait de rester allongée toute la journée comme un cachalot sans dormir) était un signe de profonde dépression et parfois de schizophrénie. Ahem ahem. Merci gogol.

T'inquiètes que j'ai vite fait démenti toute forme de maladie du sommeil chez moi. Non mais oh.

En vrai, la peur d'être atteinte d'une malade psychiatrique cachée, tapie, enfouie bien profond, comme être maniaco-dépressive (ils disent bi-polaire maintenant) ou schizophrène me terrifie, j'en ai toujours eu peur. A 14 ans j'ai lu les 5 léçons sur la psychanalyse de Freud parce que je flippais d'être bipolaire au moindre signe de dépression. Devine où j'avais trouvé le petit livre démoniaque ? Dans la bibliothèque maternelle, bingo ! Ma mozer est légèrement hypocondriaque du genre accro à Doctissimo et on se demande pourquoi je fais une fixette sur le bleu super moche que j'ai derrière le genou ! Avec ça, un bon petit épisode de Docteur House et c'est fou-tu je réponds plus de moi.

Voilà, tu sais tout des tréfonds de mes tripes et des angoisses de mon subconscient révélées par la paranoïa maternelle (Freud se retourne dans sa tombe).

Demain on parlera de pourquoi mon nouveau banquier et un keunard que z'aime pas (dickhead !) et je disserterai de manière interminable sur le Grand Kapital et pourquoi l'épargne c'est la vie (wouhou). Ou pas.

Cette illu est un hommage au Reilly qui me fait bien marrer en ce moment !

Posté par man0u_man0u à 20:55 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juillet 2009

I used to know you so well.

City_and_Colour_VI_by_complejo

Mes aïeux il s'est passé un nombre incommensurable de choses depuis qu'on s'est quitté ! Si si attends, déjà, je te disais dans mon dernier billet doux que j'avais acheté un livre de De Villepin. Alors non, je ne l'ai toujours pas lu, faut pas pousser mémé, le pitch avait l'air intéressant mais là j'ai pas le temps. Mais figure toi, accroche toi à ton string je te le dis direct, que hier soir, en faisant la fête avec des zamis (il me faut ici préciser que nous étions tous dans état d'alcoolémie avancé) nous disions bonsoir à tout le monde dans la rue, et tout à coup un jeune homme est venu nous parler. Tu te dis : on s'en tape, un bachelier bourré qui vient discuter avec des gens bourrés, quoi de plus normal. Mais ce jeune homme, là, on commencait à rire un peu, parce que quand même il était bien imbibé et il voulait rentrer en voiture, il nous dit donc pour expliquer sa totale non appréhension d'une éventuelle amende/d'un accident :

- non mais cest bon le cousin de maman c'est Dominique de Villepin alors tu vois, pfiouttttt, une lettre et c'est fini.

A bah c'est du joli. Je suis pas sure que je vais lire ses histoires à lui là, qui nous fait la morale pour mettre en place une gouvernance globale démocratique pour faire face aux grands défis du XXI° siècle (à moins que la corruption en soit un ?).

Bon à part ça, comme vous l'avez compris, je fais beaucoup la fête en ce moment pour oublier que je viens de passer un an de ma vie à travailler comme une malade pour rien (puisque j'ai foiré mon concours, je pense, je suis sure même). Vodka, guiness et Tequila me consolent pendant que je danse jusqu'à 4h du mat. Ca fait du bien de revoir ceux qu'on a négligé pendant un an et qui sont toujours là, qui ont changé eux aussi. Ceux qui se sont remis ensemble, ceux qui se sont séparés, ceux qui sont moins proches qu'avant, ceux qui se connaissent parce que le monde est tout petit...

Comme disait Le Reilly y'a pas longtemps, le risque avec les vacances c'est de se faire chier et de pas les voir passer. Alors je savoure. Je savoure les grass' mat, le réveil en douceur, le petit dej long et complet dans une cuisine baignée de soleil. Je savoure le ciné, seule ou accompagnée, pour un bon film (Very Bad Trip !) ou un navet (Hannah Montana). Je savoure les souvenirs, les bons et les mauvais résultats. Le soleil qui vient pas, ici à Lyon, mais la douceur des températures. Je marche la nuit, un peu ivre, en prenant par le bras les gens qui comptent pour moi, qui ont eu leur bac ou pas, qui sont seuls ou pas, et je marche sans savoir si j'arriverai chez moi en un seul morceau. Juste en savourant.

Alors le mot d'ordre, que je vous intime de respecter amis lecteurs, c'est : savoureeeez. Savourez cette saison, ses glaces, ses sorties noctures, ses éclaircies comme ses orages soudains, sa chaleur etouffante, sa langueur et ses rencontres.

Demain ce sera déjà l'automne et tout sera différent.


Pix

Posté par man0u_man0u à 17:26 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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