03 novembre 2009
Bad Karma. Realllllllly fucking bad.
http://spot4.deviantart.com/art/My-tea-loves-me-48710490
Dans la vie desfois, il faut se prendre en main.
L'autre jour, je regardais Private Practice (le truc où des vieux font du sexe de vieux; comme ils disent dans Greek), et Charlotte (la blonde trop canon) hurlait à Violet dans les toilettes une phrase que je trouve anthologique :
- NON MAIS C'EST DEBILE (admire les majuscules du plus bel effet pour te rendre plus crédible les hurlements) SI QUELQUE CHOSE EST BON POUR TOI, TU LE FAIS ET PUIS C'EST TOUT SINON A QUOI TU SERS HEIN ?
Fantastique. Du bon sens à toute épreuve, une porte ouverte enfoncée qui m'a scié.
Non mais c'est vrai ça. Si quelque chose est bon pour toi, tu le fais et puis c'est tout. Sinon tu sers à rien dans la vie.
Et me voilà toute confortée dans les plans que j'échafaude depuis quelques jours dans le but de devenir une bombasse sessouelle.
A savoir lutter contre cette reminiscence adolescente très pénible chez moi : l'acné.
Ami lecteur, et peut être lectrice, la suite de cet article sera passablement hard core et difficilement soutenable à toute personne n'ayant pas connu les joies de la puberté (tu sors). Car si chez les personnes normalements constituées, le refrain se limite à "trois petits boutons à 17 ans et puis s'en vont" chez moi c'est plutôt l'histoire sans fin.
Pour corser la chose, je suis allergique à approximativement tous les médicaments de la terre en matière de dermatologie. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que la T***** sa mère la tepu me refile des boutons bien pires (impossible de sortir on dirait un crapaud). Quant à la Roaccutane, qui a changé de nom histoire de faire genre "on a changé la formule maintenant on ne fait plus naitre des bébés sans oreilles", on n'en parle même pas j'ai failli finir sur une chaise roulante.
Résultat des courses, à 19 ans j'ai toujours l'air d'une Christelle Bazooka qui aurait oublié toute règle élémentaire d'hygiène.
Et voilà comment, j'ai atterri chez une herboriste phytothérapeute, sensée me soigner de ma gale perso na moua, avec des potions magiques (kouah, faut bien rendre ça poétique, c'est mieux que "tisane" ou "décoctions") et des huiles essentielles. En gros.
Bon la vous vous demandez pourquoi j'ai commencé cet article avec le morceau philosophique à deux balles de série US, mais moi je vais vous le dire de ce pas.
Ce qu'ils oublient de nous dire, nos amis les porteurs de sarouels indiens et amateurs d'encens au chenvre, c'est que CA PUE les "eaux florales" et que c'est INFECTE sa "décoction aux plantes".
Quand je me lave le visage j'ai l'impression d'avoir mis la tête dans un vase plein d'eau rance dans lequel aurait trainé une bouquet de roses pas fraiches pendant un mois.
Cherry on ze top of my smiley face, la tisane.
L'épreuve ultime. Que quand je la vois j'en tremble. Je rajoute désespérement du jus de citron dedans en espérant que ça va changer le goût. La dernière fois, ça a changé de couleur. Oui, comme dans une potion magique (hey hey), ça a viré du marron au jaune-urine-de-coureur-cycliste.
Donc, à chaque fois qu'il faut que je mette la tête dans mon pot pourri ou que j'avale le pipi de Richard Virenque, je me regarde bien dans la glace, je m'éclate un point noir,et je pense à Charlotte.
Jusque là ça marche.
Mais l'herboriste n'a pas dit son dernier mot. Car figure toi qu'elle a d'autres fourberies dans son sac-besace en poils de yak, la gredine.
Elle m'a interdit le sucre et les laitages au lait de vache.
Muahahaha.
JAMAIS. Le Danone à la cerise et le nutella sont mes seules consolations dans la vie alors j'ai envie de te dire fuck you bitch.
Mais je suis polie, alors je le dirai pas.
Et à la place, je vais aller me coucher, avec ma face de pot pourri et mon amertume.
Ps. de ce post déjà trop long : je suis balade à crever, pour couronner le tout. Vous savez ce que ma mère m'a propose pour me guérir.... UNE TISANE de thym bouilli amoureusement verdâtre. Bad Karma, reaaaaaally bad.
02 novembre 2009
Si la vie est terrible, les journées peuvent être si belle - Da Silva "Le Carnaval"
Cher Lecteur,
Man0u elle a sorti la tête des cartons pendant un bref instant. Non je ne déménage pas, c'est juste que sur un coup de folie on a décidé avec ma mère de refaire le salon et ma chambre. Y'a deux mois. Sauf que les meubles, eh bah ils sont tous arrivés en même temps. Deux jours avant, il a fallu tout repeindre.
Ma chambre est désormais affublée d'un rose "églantine" (si c'est pas un rose de tata ça) qu'on dirait que j'suis une princesse un peu pouf sur les bords mais même pas. Ca va très biena vec ma baguette magique de Fée Fagot et mon sac High school Musical 3 (qu'une copine m'a offert pour mes 19 ans, avec un certain second degré. Enfin je crois).
J'ai obtenu un matelas avec des poils de yak ou de père noël ou que sais je parce qu'il coutait une fortune, mais quand je m'allonge dans mon grand lit j'ai l'impression que je flotte sur un jouli nuage.
Après mon père se demande pourquoi j'ai l'air d'être toute pleine de THC en permanence...
Outside de mon petit monde rose et tout doux, il parait qu'on doit débattre de l'identité nationale en ce moment. Ah ah. On s'en fout qu'on vive dans une société multi culturelle, dans un monde globalisé, individualiste au possible, fractionné et relié à la fois. Peut importe que des dizaines d'intellectuels se soient penché sur la complexité et les paradoxes de la société dont a accouché le XX° siècle. Parlons encore d'identité nationale. Définissons ensemble qui nous sommes pour mieux identifier l'ennemi (on se construit toujours contre quelqu'un, si possible juif, noir petit gros et homo c'est plus pratique ils sont pas nombreux).
Comme ça on pourra dire "Sus à l'ennemi" et se rassurer, c'est pas notre faute à nous si la vie elle est injuste et les gens dorment sous les ponts.
L'identité nationale c'est vraiment le dernier des ressorts, le dernier des remparts du pouvoir. Rappelons nous pourquoi on vit tous ensemble, rappelons nous notre "destin commun", notre histoire passée.
J'aimerais bien que notre destin commun ne soit pas rempli de charter en direction de l'Afghanistan Monsieur Eric Besson.
D'ailleurs en Afghanistan ils viennent d'annuler le deuxième tour des élections. Faut dire qu'en fait, le deuxième candidat bah il a renoncé, alors forcément, faire des élections avec un seul candidat, c'était pas assez original, tellement 2008. Même en Tunisie ils font plus ça.
Woussaaaaah [en mode Bad Boys II].
Demain je vous parlerai de mon herboriste et des tortures qu'elle me fait subir.
See ya !
21 octobre 2009
Coco coco coco sarko, t'es beau t'es grand t'as plein d'argent <3
Oui je sais ami lecteur, après un faux espoir de reprise je m'effondre à nouveau et blogue pas bien souvent. C'est la crise qu'est ce que tu veux.
Bon à part ça, en vrai je blogue pas parce que désolé mais c'est plus drôle de manger des chocapics en regardant Direct 8 à 17h.
Ou pas.
Ou je suis juste une vraie feignasse.
Je passe juste pour vous dire que ce soir y'a Taratata sur France 4 avec MUSE MUSE MUUUUUSEEE <3 (ça se voit là que je suis une grosse fan ? hein hein ?) et La Roux que je kiffe d'amour et Pony Pony run Run qu'on ne présente plus !
T'as pas intérêt à rater ça sinon tu va le regretter. Je pense qu'une fille morte viendra se pencher sur ton berceau cette nuit à minuit et te lancera un sort pour que tu sois malheureux avec le seske jusqu'à ce que tu sois plus en âge de baiser. J'dis ça, j'dis rien.
A part ça, l'Effet Papillon reste le meilleur show TV français, Tournez manège le pire. José Bové lui aussi se met au népotisme et tente de caser sa fille (mais j'avoue j'ai rien lu là dessus encore alors ça se trouve elle a rien à voir avec Jean II). En même temps, pour faire du népotisme faut être Roi j'ai envie de te dire. Robin des bois sauveurs de champs de maïs à coté de notre Tsar à nous c'est du pipi de chat.
A propos de ça, je vous laisse regarder cette petit vidéo qui m'a fait bien rire, et en ces temps tout est bon à prendre niveau excitation des zygomatiques n'est t'il pas ?
12 octobre 2009
Why oh Why ???
[Note très brève ce soir pour cause de fatigue intense et de multiples exposés à présenter dans les deux jours qui viennent, après on reprendra la déconnade et vous verrez que quand je veux, j'suis une vraie bidasse. C'est mon père qui le dit, et il était chasseur alpin, c'est vous dire.] Ami lecteur, il me faut ici faire le point avec toi. Toi qui passe ici par hasard, parce que tu as tapé sur google "Verrues génitales rondes" et qui est tombé ici. Oh my. Mais pourquoi ? Alors c'est partie pour une petite analyse de derrière les fagots des dernières requêtes google qui ont ramené des tarés sur ce blog. Number ouane : "YOU COULD BE INTELLIGENT". Toi ma grande, t'es tombé sur un abruti qui a fait mal à ton petit coeur. C'est terrible, je sais. Les hommes sont bêtes parfois, tu lui avais pourtant dit de ne pas manger son caca juste pour voir. Tu l'avais prévenu que Belle Maman n'apprécierait pas ses blagues sur les somaliens. Malheureusement, je ne peux pas grand chose pour toi. Essaye peut être de le décrocher de TF1 et de le faire jouer au Trivial Poursuit à la place. Sinon t'a de le dernier Nicolas Hulot. Numer touuu : "bébé chouineur". Bon là méa culpa. Avec tous mes articles sur les baby sitting, toi qui cherchais une solution pour le faire arrêter de pleurer (si possible en évitant une histoire sordide avec un congelo) tu as forcément atterri ici. Alors écoutes tata : allonges le sur ton grand lit, couche toi à coté de la petite merveille qui pour l'instant est juste une boule de cris et de bave, gratouille lui le ventre en chantant Silent Night ou n'importe quoi d'autre qu'il a l'air d'aimer. Et patiente. Avec un peu de chance le marmot va prendre son pouce, se frotter les yeux et sombrer dans le sommeil. Ou pas. (Ne marche que si tu es capable de chanter 10 minutes d'affilées, sans t'essouffler et sans dérailler. C'est pas si facile, crois en Tata). Number threeee and four : 3 words 8 letters. O toi jeune fille prépubère fan de Gossip Girl, si tu as mouillé quand Chuck a dit "I love you too" à Blair, tu es la bienvenue. Sinon je t'ai méga spoilé et c'est pas la peine de regarder la fin de la Saison 2. Sorry. One word five letters. Number faïive : "avoir ni coeur ni tête". Bah ma choupinette, t'es mal barrée. Il te reste toujours tes couilles, c'est mieux que beaucoup de gens. Number six : "justice in the world". C'est une chanson R'nB, je n'ai pas les lyrics alors va falloir continuer ta route vers les sites plein de pop up et d'erreurs de traduction plus grosse que Karl Lagerfeld. Sinon, y'a toujours Deezer. Number seveeeeun, mon préféré : "danger de s'étirer les testicules". Voilà ma petite brebis égarée, j'espère t'avoir aidé. Maintenant, Tata Manou va faire dodo. Ps : la preuve en image :
Alors là, j'avoue je ne comprends pas. Non non non je ne comprends pas. Mon petit chou, tes boules chinoises doivent rester flex par elles mêmes, nul besoin de tirer dessus avec des pinces à linge, ou de leur appliquer une crème hydratante, je crois qu'elles s'en branlent en vérité (héhé). Bon ceci dit, si te pincer la couille ou masser à coup de nivéa, te branche, je juge pas. Chacun trouve son bonheur où il peut (cf Kuzko).
11 octobre 2009
Remember my name : FAAAAAMEEE (8)
Vu le titre, vous vous dites que soit je suis en plein revival 80's, soit je suis allée voir le remake du film avec des collants et du fuschia dedans.
Et j'ai envie de vous dire : les deux, mon capitaine !
En plus, j'y suis allée deux fois ! Yes sir, deux fois. Je suis complètement maso, certes, mais je vais vous dire pourquoi ce film c'est de la boulette de dance movie qui se respecte :
-number ouane : la danse. Le film reprend un à un tous les clichés du dance movie comme on les aime et qui nous ferons rire dans la prochaine parodie Dancing Movies des frères W. Une biatch blonde ultra douée, un petit Kevin-à-mèche-peday qui veut se jeter sous le métro avec ses nike argentées ailées (véridique), une tite chinoise-latino trop cuuuute, une héroïne toute timide, un keubla des quartiers que sa soeur elle s'est fait mourru blahblahblah... Et on aime ça nous, les clichés. C'est un peu comme les teen movies, on sait que y'aura couilles-bite-poils* dedans et qu'on va rire comme des baleines !
- Number toouuuuuu : la musique. Indubitablement le point fort du film, c'est sa BO qui envoie la purée sévère. Qui plus est, Asher Book a une jolie voix de puceau digne d'un 2be3, et on tremblote avec lui.
- Number Freeeeeeee : les profs. De la psychorigide prof de danse hyper exigeante et honnête au prof d'Art dramatique qui va forcer les petiots à regarder en dedans d'eux même pour savoir pourquoi on a mangé la confiance qu'ils avaient en dedans d'eux, tout y passe et encore une fois ; j'AIME.
- Number Foooooooour : sincèrement, le film est beau esthétiquement, et on ressort tout joyeux. Les acteurs sont bons, pas de chorés lourdingues (bon par contre ils nous épargnent pas les petits solos chansons niaises piano voix mais ça, si y'en avait pas ce serait comme un brownie sans noix de pécan).
- Number Faiiiiiive : C'est toujours mieux que le dernier film de Nicolas Hulot.
Rho allez. Si on peut plus se moquer Nico ! Evidemment, si tu aimes les grands films catastrophe tu peux toujours aller chouiner sur les manchots, mais personnellement, je veux du strass, des paillettes, du rimmel qui coule et du bouton qui perce que diantre.
A demain pour une sunday note que je sais pas encore ce que je vais bien pouvoir vous raconter mais ça sera marrant je te jure. Je te jure, j'ai même pas mes règles alors....
*ça va encore me faire des request google de ouf ça. Un jour je vous dirais comment les gens sont arrivés ici en tapant verrues génitales rondes sur Gogole...
08 octobre 2009
Soon we'll be found.
Dans la vie, les gens, il y a les amis les vrais.
Et il y a ceux qui restent, parfois longtemps, plusieurs années, qu'on appelle aussi des amis par commodité de langage, pour ne pas les vexer. Ceux là, ils gravitent autour de nous. Ils correspondent à une période, à un moment T, à une école, un job, une passion (la planche à voile, le club d'échecs si ça existe vraiment les clubs d'échecs, la peinture ouzbèque du 12° siècle que sais je). Ils débordent souvent sur la période d'après : quand on arrête l'équitation pour aller vivre à Berlin-Berlin, les vieux potes continuent d'appeler. Et on continue de les aimer.
Y'a ceux dont on est persuadés qu'ils resteront toute la vie. Ceux avec qui c'est supposé être parfait. Ceux qui ne vous prennent pas la tête si vous ne pouvez pas les voir. Ceux qui semblent vous comprendre. Qui finissent quand même, alors que vous n'attendiez rien de spécial de leur part, par vous faire mal.
Pour les filles, et je parle pour les filles parce que j'en suis une, obvisouly, je sais pas trop comment ça se passe entre vous les porteurs de zizis, mais chez nous, les copines c'est LA prise de tête.
Ce qui fait mal au coeur, c'est que souvent, les copines, entre elles, elles ne se veulent pas que du bien. Ce sont les seules qu'on a, on les aime, mais elles ne nous veulent pas vraiment du bien. Je ne sais pas si c'est une forme de jalousie primaire, mais c'est assez décevant, toujours.
Par exemple, j'ai souvent l'impression d'être jugée, comme si parce que mon mode de vie n'est pas le même que le leur, mes priorités pas les mêmes, j'étais forcément en tort, forcément malheureuse, forcément lesbienne et frustrée. L'accusation de lesbianisme plane toujours sur les femmes qui tentent de mener une vie à elle visiblement.
L'ironie dans tout ça c'est que précisément, ceux qui ne me jugent jamais je dis bien jamais , les "vrais" sont mon ptit peday et ma goudou préférés.
Alors maman, qui a toujours raison, m'a dit : "N'écoute jamais les autres, sinon tu feras jamais rien, les gens n'y peuvent rien ils veulent pas, inconsciemment ou consciemment que tu réussises quoi que ce soit, ça les met face à la nazitude de leur propre vie".
Bon je retranscrit pas à la lettre, ma mère ne dirait jamais le mot nazitude, ahah.
Le fait est, proof n° XXXX, que maman a toujours raison.
Si j'avais écouté certaines personnes, je n'aurais jamais retenté Science po. Je n'aurais jamais décidé une double licence en option au kazou. Je n'aurais jamais pris rendez vous avec elle. Je n'aurais jamais acheté ces chaussures beaucoup trop hautes.
Bref, les filles entre elles sont des biatches, et quand on trouve une, voire deux si vous êtes chanceux, perles rares (et ça inclut un pote gay qui se respecte), on les lache plus et on leur dit qu'on les aime très fort, très souvent.
Alors Laure, et François, je vous aime.
Alors gens de l'internet pas net mondial, pervers anonymes et autres fous comme moi : ne laissez jamais jamais JAMAIS les autres décider à votre place, ne vous comparez pas aux autres, parce que vous aurez systématiquement tendance à vous placer en dessous (cochoons). Faites ce que aimez, et observez : ceux qui restent sont les "vrais".
07 octobre 2009
Elle est comme la noyade : agréable si on cesse de se débattre.
http://complejo.deviantart.com/art/City-and-Colour-V-127910189
Y'a des jours les amis où on se dit que ça valait pas la peine de s'extirper douloureusement de son lit, de se dépêcher d'enfiler un tee shirt pourri, des ballerines et une veste de skate (tout ça oui, et ça ressemble en rien non), après avoir déjà raté un CF parce que pas foutue de se lever. Non vraiment il y a des jours où c'est pas la peine d'arriver finalement à l'heure, de s'asseoir au fond de la salle et d'entendre le prof annoncer l'exposé qu'on pensait avoir à faire pour la semaine prochaine, de stresser pendant 10 minutes pendant que l'autre personne chargée elle aussi d'un exposé finisse, et finalement se rendre compte que c'était BEL ET BIEN pour la semaine prochaine. No- stress - at -all.
Je suis la coolitude incarnée. Zen.
Il y a des jours où ça vaut pas le coup de se dépêcher d'aller poser un foutu papier au Bureau des sports, d'avaler une demie salade et un yaourt sur le pouce, de renoncer au capuccino alors que le prof est en retard et que de toute façon on ne trouvera pas de prise dans l'amphi.
Non y'a des jours sérieusement, où il vaut mieux fumer sa petite clope l'air de rien devant l'école, sourire, marcher un peu, attraper un tram et filer au ciné avec une copine. Regarder le dernier Appatow (Funny People, un ovni ciné qui m'a fait rire très fort et taper l'affiche à la copine qui m'a accompagné)(je suis vraiment bon public).
Rentrer chez soi, trouver sa petite famille réunie autour de la table, rire encore trop fort.
Découvrir ce qui fait un peu la journée, quand même : que son père a acheté exactement la bonne peinture pour la chambre, que le nouveau HIMYM est arrivé.
Et aller se coucher.
Alors tata va aller se lover dans une tunique informe, se faire un thé et mater son épi sous la couette.
Le stress ne passera pas par moi.
06 octobre 2009
Watch the sun come up
Je me fais avoir à chaque début d'année : je me retrouve avec des exposés et des dissertations par dessus la tête à rendre pour hier. Je me déchaîne, abats une quantité de travail incommensurable, et au final le prof me dit "vous avez beaucoup travaillé, on finira la semaine prochaine". Ah ah ah. Ahem.
Donc relax. Comme disait Henry David Thoreau "La vie est trop courte pour que l'on soit pressé".
Forcément, le thème du hors série du Courrier international que j'ai reçu ce matin m'a interpellé au plus haut point après une semaine entière à enfourner des muffins Monoprix et du Toblerone entre deux cafés : "La vie meilleure". Un éloge du retour de la gentillesse, de la lenteur (le "slow life" ahaha non mais tout ça pour dire qu'on prend à peu près le temps de vivre sans se tuer à gagner sa vie). Sauf qu'au début de ce Hors série de qualitay, ils n'ont pas pu s'empêcher de dresser un petit bilan de pourquoi le monde aujourd'hui c'est de la merde. De quoi me déprimer pour des jours et des jours avant de reprendre foi en l'humanité. Ou alors il faut juste que je lise les articles suivants. Bref, j'arrête là pour les digressions sciences po'sardes pas intéressantes. Sachez juste que le stress et moins on est en plein divorce. J'suis toute relax, limite on dirait une moule sur son rocher, détendue du gland la meuf.
Parlons peu, parlons bien (ça me fait penser au slogan lancé par Laure alors que nous étions en quête d'un bon burger "Quitte à manger bon, autant manger bien", lancé à l'occasion de la découverte fatale de la conspiration cosmique qui fait que le brownie de boulangerie, c'est meilleur au micro-onde).
Je disais donc : parlons visiblement pas peu, mais parlons cinéma.
J'ai vu récemment "Be Happy" (Happy go lucky en VO) de Mark Leigh. Je triche, parce que le film est sorti en 2008, donc c'est pas de l'actualité ciné mais j'ai adoré ce film alors il faut bien vous en parler et répandre la bonne parole. Le scénar à première vu parait un peu léger :
Institutrice, Poppy est une jeune femme aussi drôle et fantaisiste que rationnelle et déterminée. A l'écoute des autres, elle séduit tous ceux qui l'approchent, adore ses élèves et s'investit complètement dans son travail. Poppy vit en colocation avec une copine, Zoe. Elle sort beaucoup avec ses soeurs cadettes, et s'éclate en prenant des cours de flamenco et de trampoline. Quand elle se décide à apprendre à conduire, sa gentillesse et son sens de l'humour semblent même amadouer son moniteur d'auto-école pourtant peu aimable et très cyclothymique. Tout va donc plutôt bien dans la vie de la positive Poppy, surtout quand elle rencontre, dans le cadre de son travail, Tim avec lequel elle se sent aussitôt sur la même longueur d'ondes.
On se dit : qu'est ce qu'on s'en branle de la vie Poppy ?
Mais on s'en fout paas ! Parce que dans ce film, y'a une scène qui vaut à elle toute seule la peine de le regarder : celle avec le SDF. Un dialogue quasi-absurde, tout est dans le regard, dans le jeu de l'acteur qui interprète ce sans abri, comme possédé le gars. L'apprentissage du flamenco, avec notamment la prof un peu déprimée qui les fait hurler "C'est mon espace !" en tapant des talons est assez mythique. On ne ressort pas de ce film spécialement bouleversé, mais durablement marqué.
Bon à part ça c'est le redémarrage des séries aux USA et en Grande Bretagne (eh eh, oui, y'a des séries britanniques qui valent le coup type Merlin, qui avec peu de budget et une histoire en mousse est en fait super attachante). How I met your mother, qui réussit toujours à m'arracher un putain de smile par épisode et une fringale de "oh non c'est déjà finiiiii ?". Grey's anatomy, que je chouine ma race parce que bon, c'est quand même le but ultime des scénaristes de GA de nous faire pleurer. Si ça se trouve c'est un complot intergalactique avec les fabricants de mouchoirs en papiers ou que sais-je. Si ça se trouve ils sont payés à chaque larme versée de part le monde. Gossip Girl, toujours plein de biatchs, de keunards, de jolies sapes ambiance we're in college now ![Spoiler inside : Dan et Georgina, berk berk berk et reberk, la pire aberration scénaristique de l'année !]
Cet article 100% pure no life remplie de geekerie inside vous était offert par Manou Inc. Si vous avez lu jusque là, vous êtes bien braves et vous recevrez un cadeau du karma (genre un macaron framboise, un paquet de chocapic, je sais pas c'est Lui qui décidera, c'est comme la poste c'est pas garanti que ça arrive à bon port).
See you guys !
PS : Comment ça l'affiche du film est trop laide ?
03 octobre 2009
Because the night...
http://complejo.deviantart.com/art/Inferno-IV-135379290
Wesh la zone.
Je ne sais pas si je vais continuer ce blog. Je ne me rappelle plus très bien pourquoi je l'ai commencé. Il me semble que j'avais des choses à dire. Pas que mon cerveau se soit arrêter de machouiller en permanence la vie, les gens et les choses qui font ma journée. Pas que la vie soit devenu moins intéressante, ou que j'ai arrêté de rire de tout. Crois moi ami lecteur, si je n'avais pas cette bonne vieille habitude algérienne de rire de mes malheurs, concept qui visiblement échappe à certains, je ne sais pas très où j'en serais aujourd'hui.
Hormis le fait que mes cours vont me prendre beaucoup de temps, et toutes les excuses qu'on se trouve toujours pour ne pas tenir sur la longueur, il y a aussi un flou monumental dans ma tête sur le quoi faire de cet "espace".
La vie continue son cours. Je suis toujours seule. Laure squatte toujours mon lit. Je m'inquiète toujours beaucoup trop. Le petit trésor sourit toujours trop peu. Ma mère est toujours fatiguée, et mon père fait toujours ses vannes pourries. La voix de Patti Smith tremblote dans les haut parleurs de mon laptop, ma chambre sent la cigarette, je me gave de chocapics, je procrastine et je ris devant Easy Virtue.
Je chiale toujours devant Grey's anatomy, et commencer dans une nouvelle école c'est comme retourner au lycée. Toute la vie, au mois de septembre, on retourne au lycée je crois.
J'aime toujours mon beau sac, je suis toujours baby sitter accro à toutes les choses que je n'aurai jamais.
J'apprends à ne pas vouloir être quelqu'un d'autre. Cessez de vous comparer, apprenez à renoncer. J'ai du lire ça dans Cosmo, je crois que c'est Sacha Baron Cohen l'auteur de ces mots qui m'ont un peu changée. Bonjour les références philosophico-grotesques.
La vie suit son cours, et je ne sais pas si j'ai toujours l'envie d'en rire ici. J'avance avec un putain de smile quand même.
Il faudra que je vous parle de cette habitude algérienne décrite par Fellag dans l'Allumeur de rêve berbères. Il faudra que je vous parle de comment j'apprends l'arabe, des gens qui me font rire dans cette génération d'élite que je côtoie désormais. De mes profs qui sont fous et géniaux, mégalomanes et à hurler de rire. Que je vous parle de Babeuf et Louis XVI (enfin bon, on est pas obligé). De comment j'ai vu les pyramides un jour dans un amphi.
En attendant, les petits choux, profitez bien de la vie, voire même, payez vous le luxe de prendre votre temps. Mangez toujours trop de chocapics, lisez tout ce qui vous tombe sous la main (oui même le Télé star). Kiffez la vibes avec un chewing-gum tabs framboise et un perrier rondelle.
See you pas soon. Ou pas.
24 juillet 2009
If there's any justice in the world...
Je viens répandre la bonne nouvelle.
Non je ne me suis pas convertie au catholicisme ou à toute autre forme de religiosité, mais j'ai tout simplement une bonne nouvelle.
De celle qui vous fait chouiner un peu, sourire beaucoup, boire 3 margaritas (à défaut de champagne) et appeler tous vos amis (version 2009 : fanfaronner sur FB).
J'ai réussi.
J'ai eu ce putain de concours samère et je suis donc admise en 1ère année à l'IEP de Lyon. Youhou tralala tsoin tsoin tagada tralalalère.
Donc je suis super jouasse, je réalise pas vraiment mais je savoure quand même. Après un an de travail acharné et de déprime pas-sagère, c'est comme une grande bouffée d'air frais.
Plus que jamais, ça chémar sur la pendule de l'acharnée.
J'ai donné pour mission à Laure et mes parents de me tarter quand je commencerai à parler en concepts sociologiques abstraits plutôt qu'avec mes tripes. On sait jamais.
Cherry on ze top of this old-school cake : j'ai choisi un DU grâce auquel je vais apprendre l'arabe en LV2 (byebye l'italien qui sert à rien "mais-pourquoi-mes-parents-sont-des-êtres-compréhensifs-qui-m'ont-laissé-faire-ce-choix-stupide-en-5° => qui prend une bonne décision en 5° ?" ).
Bientôt je comprendrais les paroles de cette chanson donc :
J'te laisse ma biche, je pars tant que je passe encore la porte avec ma grosse tête et mes grosses cheville.
Ciao !






